Une assemblée pour se déterminer ... — Union des Réseaux Congréganistes de l'Enseignement Catholique

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Une assemblée pour se déterminer ...

La session des 5 et 6 janvier fut, en définitive, un temps de confirmation et de détermination. Confirmation que les chemins de transformation empruntés par les réseaux témoins, sans être modélisant, constituent autant de points de repères pour tous les réseaux engagés dans de semblables démarches. Détermination en conséquence du mandat accordé à l’URCEC et à ses services pour développer des modalités d’animation et d’accompagnement qui favoriseront leur déploiement.

C’est là une pleine légitimation de la vision déployée en septembre et du processus à l’œuvre. C’est également un premier cahier des charges pour le ou la future secrétaire générale qui prendra ses fonctions à la rentrée prochaine. 

Ensemble nous sommes invités à nourrir une belle espérance. Il ne s’agit pas seulement de nourrir un fol espoir, l’espoir illusoire d’une reconfiguration par trop conceptuelle, et donc hors sol. Mais considérer notre présent à partir de la finalité que nous appelons de nos vœux pour mieux infléchir la façon dont nous vivons et nous accorder à cette finalité. C’est bien à partir de l’avenir qu’il importe de considérer notre présent.

L’image de l’archipel est sans doute l’image la plus développée, la plus explicite, la plus parlante. Nous sommes loin de la vision de l’archipel français, de Jérôme Fourquet. Nous sommes même à l’exacte opposé. Pour lui, l’archipel français est un archipel d’îles qui s’ignorent les unes les autres, et entraîne un effacement progressif induit par un « archipelisation », une dispersion, une atomisation. Le processus est contraire dans notre paysage congréganiste qui a connu des rapprochements sensibles et structurants dans les 30 dernières années. Il s’agit désormais de développer la démarche et d’accompagner les tutelles qui en expriment l’intention, dans une transformation similaire à celle à laquelle certains réseaux se sont déjà prêtés et que l’URCEC appelle de ses vœux.

Chaque archipel représente une famille spirituelle avec des enracinements communs au coeur de leurs charismes respectifs. Elle vient conforter, voire préciser l’image proposée d’un autre écosystème évoqué lors de l’AGE de septembre dernier, celui des différentes branches d’un même arbre, d’un réseau de réseaux qui s’adossent, s’articulent, font cause commune au sein de familles spirituelles, culturelles, de tradition et d’enracinement proches

Quel que ce soit le processus évoqué, les conditions associées nous rappellent que la finalité doit rester le principal vecteur de la transformation : le patron, c’est bien le projet. C’est bien à partir de l’avenir qu’il importe de regarder le présent. C’est bien sur cette espérance qu’il importe d’aligner la réalité, s’inscrire dans une perspective. Pour cela, il importe préalablement de développer la vision, la mission et la vocation de ces réseaux de réseaux, puis d'accompagner les processus qui aligneront la gouvernance, les logiques économiques et patrimoniales sur ces enjeux.

Il importe enfin de permettre à chacune des congrégations de s’inscrire dans un processus de décision. S’engager individuellement est en effet essentiel tout en explorant les ressources et perspectives dont nous disposons collectivement pour permettre le futur que l’on appelle de nos vœux, persuadé avec Antoine de Saint Exupéry que « L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Que nous n’avons pas à le prévoir, mais à le rendre possible. »

Jean-Jacques Erceau